Accéder au contenu principal

Articles

Accueil

 Qui suis-je ?  Votre scribe explore les constellations littéraires et cartographie les imaginaires célestes. Entre Pluton rétrograde et Proust en pleine expansion, je navigue à vue dans les méandres de l’astrologie et de la littérature, armée d’un stylo, d’un télescope et d’un sens de l’humour légèrement décalé. Fondatrice de Plumes & Planètes , je conçois ce site comme une plateforme académique et ludique où les fiches d'écrivains et écrivaines côtoient les profils astrologiques et où les corpus se structurent avec autant de rigueur que de fantaisie. Mon ambition : offrir aux curieuses, aux chercheurs et aux rêveurs un espace où les signes du zodiaque dialoguent avec les figures de style et où l’on peut enfin poser la question : Que pense Mercure de Marguerite Duras ? Entre l’étoffe des mots et la course des planètes, Plumes et Planètes trace des cartes où l’on lit autant le texte que le destin. Remarque : des articles humoristiques sont nécessaires, non pas pour rire d...
Articles récents

Karma, réincarnation and Co

Hypothèses - Qu'en penser ?   Karma : citations    Une citation n’est certes pas une preuve mais ces extraits montrent que, depuis toujours, l’être humain ne peut se résoudre au néant et espère se survivre... Illusion, espoir mal placé, erreur ? Ou bien intuition, pressentiment, instinct ? Qui le sait ?    1/ Philosophes de l’Antiquité    - « Les Égyptiens furent les premiers à dire que l’âme de l‘homme est immortelle. Sans cesse, d’un vivant qui meurt, elle passe à une autre qui naît ; quand elle a parcouru tout le monde terrestres, aquatique et aérien, elle revient alors s’introduire dans un corps humain. Ce voyage circulaire dure trois mille ans. » (Hérodote, Histoires, II, 123). Hérodote est un historien et géographe grec, né sans doute avant la seconde guerre médique (-480 –79).       - « Je suis persuadé que nous pouvons véritablement renaître et que les êtres vivants s...

Le Soleil noir de la mélancolie : de Nerval aux astrologues

 Quand la poésie rencontre l'ombre des astres Melencolia (Dürer; 1514) Introduction Il est des images qui traversent les siècles sans perdre leur pouvoir de fascination. Parmi elles, aucune n'est peut-être aussi mystérieuse que celle du Soleil noir. Comment le soleil, symbole de lumière, de vie et de conscience, pourrait-il devenir noir ? Comment l'astre qui éclaire le monde pourrait-il soudain se transformer en emblème de la tristesse et du désespoir ? Cette énigme poétique trouve l'une de ses plus célèbres expressions sous la plume de Gérard de Nerval, dans son sonnet El Desdichado : « Ma seule étoile est morte, et mon luth constellé Porte le Soleil noir de la Mélancolie. » Deux vers qui ont inspiré des générations de lecteurs, d'écrivains, de peintres et même d'astrologues. Car derrière cette image se cache une interrogation universelle : que devient l'âme lorsque sa lumière intérieure s'éteint ? Le Soleil noir de Nerval Chez Nerval, le ...

Le thème de Nerval sans Uranus, Neptune ni Pluton

Que voyaient les astrologues avant la découverte des planètes modernes ? TN de Nerval avec toutes les planètes, hélas Nerval est né le 22 mai 1808 à 20h à Paris.  L'idée n'est pas d'attaquer l'astrologie moderne, mais de montrer combien les sept astres traditionnels suffisent déjà à rendre compte d'une personnalité aussi complexe. Lorsqu'on étudie aujourd'hui le thème de Nerval, la tentation est grande d'invoquer immédiatement Neptune pour ses visions, Pluton pour ses descentes dans les profondeurs psychiques ou Uranus pour son originalité. Pourtant, les astrologues qui vécurent avant le XVIIIe siècle ne connaissaient aucune de ces planètes. Cela ne les empêchait pas d'interpréter les poètes, les mystiques ou les esprits tourmentés. Essayons donc un exercice : regarder Nerval avec les seuls yeux d'un astrologue de la Renaissance. Le Soleil : la quête d'identité Quelle que soit la méthode employée, Nerval apparaît comme un homme en q...

Comment chaque signe lirait Madame Bovary

Douze lecteurs du zodiaque face aux rêves, aux désillusions et aux factures d'Emma. Manuscrit original de Madame Bovary    Profitons du caractère universel de Madame Bovary (Flaubert) Introduction Qui n'a jamais refermé un roman en pensant : « Mais enfin, pourquoi agit-elle ainsi ? » Avec Madame Bovary , ce sentiment est presque universel. Certains lecteurs admirent Emma pour ses rêves plus grands que la vie, d'autres lui reprochent son insatisfaction chronique, tandis que quelques-uns oscillent entre compassion et exaspération. Et si cette divergence tenait tout simplement à notre tempérament ? Imaginons un instant que les douze signes du zodiaque ouvrent le chef-d'œuvre de Flaubert. Le Bélier voudrait secouer les personnages, la Vierge réorganiser les comptes du ménage, le Poissons pleurer sur le destin d'Emma, tandis que le Scorpion se délecterait des passions secrètes. Bien sûr, il s'agit d'un jeu. Mais un jeu qui révèle aussi quelque chose de vr...

Ouranos et Gaïa : le premier drame du ciel

Le ciel mutilé Avant les dieux de l'Olympe, avant Zeus et les Olympiens, il y eut Gaïa et Ouranos. Gaïa était la Terre. Non la terre des champs de Déméter, mais la Terre entière : les montagnes, les cavernes, les forêts, les mers encore endormies. Puis naquit Ouranos. Le Ciel étoilé. L'immense voûte bleue qui vint couvrir le monde. Et Gaïa l'aima. Car le ciel et la terre étaient alors inséparables. Chaque nuit, Ouranos descendait vers elle. Chaque nuit, ils engendraient des enfants : Titans, Cyclopes, forces primitives du cosmos. Mais ce qui avait commencé comme une union devint peu à peu une prison. Ouranos craignait ses propres enfants. Il les voyait grandir. Il devinait leur puissance. Alors il les repoussait dans les profondeurs de Gaïa avant qu'ils ne puissent paraître à la lumière. La Terre souffrait. Ses enfants vivaient enfermés dans son sein comme des graines qu'aucun printemps ne viendrait jamais délivrer. Longtemps elle supporta cette do...

Querelle entre astrologues traditionnels et modernes

  Saturne était-il suffisant ? Les planètes transsaturniennes ont-elles enrichi l'astrologie ou compliqué inutilement son langage ? Dans une bibliothèque céleste où se rencontrent les astrologues de toutes les époques, deux hommes examinent le thème natal d'un consultant. L'un porte une robe noire et sent l'encre fraîche. Pour lui, l'univers s'arrête à Saturne. L'autre dispose d'un ordinateur portable, de trois éphémérides et d'un logiciel capable d'afficher vingt-sept types d'aspects différents. La discussion commence. En voici le résumé. Introduction Tous les astrologues s'accordent sur un point : le ciel parle. Là où les choses se compliquent, c'est lorsqu'il faut décider combien de planètes sont autorisées à prendre la parole. Pendant des siècles, la question ne se posait pas. Soleil, Lune, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne constituaient l'équipe complète. L'univers astrologique tenait confortablem...

Echo céleste du 29 octobre

  Aujourd’hui 29 octobre dans le ciel des lettres L’étoile du jour : Antarès Cœur rouge de la constellation du Scorpion, Antarès est l’une des étoiles les plus spectaculaires du ciel d’automne. Son nom signifie « rivale de Mars », tant sa couleur évoque celle de la planète guerrière. Les anciens y voyaient une étoile de passion, d’excès et de métamorphose. Une étoile qui rappelle que certaines blessures deviennent des sources de lumière. La plume du jour : Albert Camus Né le 7 novembre 1913 sous le signe du Scorpion, Camus n’était pas astrologue, mais il connaissait le poids des questions sans réponse. « Au milieu de l'hiver, j'apprenais enfin qu'il y avait en moi un été invincible. » Une phrase qui pourrait servir de devise à ceux qui cherchent leur route dans la nuit du destin comme dans celle des constellations. La question du jour Que resterait-il de vous si l’on vous retirait toutes les étiquettes : votre métier, votre âge, votre signe, votre histoire ? U...