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 Qui suis-je ?  Votre scribe explore les constellations littéraires et cartographie les imaginaires célestes. Entre Pluton rétrograde et Proust en pleine expansion, je navigue à vue dans les méandres de l’astrologie et de la littérature, armée d’un stylo, d’un télescope et d’un sens de l’humour légèrement décalé. Fondatrice de Plumes & Planètes , je conçois ce site comme une plateforme académique et ludique où les fiches d'écrivains et écrivaines côtoient les profils astrologiques et où les corpus se structurent avec autant de rigueur que de fantaisie. Mon ambition : offrir aux curieuses, aux chercheurs et aux rêveurs un espace où les signes du zodiaque dialoguent avec les figures de style et où l’on peut enfin poser la question : Que pense Mercure de Marguerite Duras ? Entre l’étoffe des mots et la course des planètes, Plumes et Planètes trace des cartes où l’on lit autant le texte que le destin. Remarque : des articles humoristiques sont nécessaires, non pas pour rire d...
Articles récents

Cours d'ouverture - Romantisme et crises : Le retour de l'astrologie

  Quand le progrès scientifique réveilla le désir d’invisible Victor Hugo à Jersey  vers 1852-1855 au temps des tables tournantes  A u XIXe siècle, les découvertes astronomiques semblaient confirmer la puissance de la raison. En étudiant les irrégularités de l’orbite d’Uranus, le mathématicien français Urbain Le Verrier parvint à déterminer l’emplacement probable d’une planète encore inconnue. D’après ses calculs, l’astronome Johann Gottfried Galle dirigea sa lunette vers une région précise du ciel et y observa Neptune le 23 septembre 1846. La planète avait ainsi été trouvée par le calcul avant d’être reconnue par l’observation.  Pourtant, les progrès de la science ne firent pas disparaître le goût du mystère. Le monde industriel transformait profondément les villes, le travail et les manières de vivre. Face à une société de plus en plus mécanisée, certains éprouvèrent le besoin de retrouver une dimension spirituelle et de chercher, au-delà du monde visible, des répo...

Cours d'ouverture - L'astrologie de demain (Conclusion)

 Sous le même ciel, de nouveaux chemins à inventer    I nternet, les logiciels et les applications permettent désormais de calculer un thème astrologique en quelques secondes. Cette facilité ouvre l’astrologie à un immense public, mais elle risque aussi de la réduire à des formules rapides et impersonnelles. Son avenir dépendra donc de l’usage que nous en ferons. L’astrologie restera-t-elle un divertissement ou redeviendra-t-elle un langage symbolique capable d’accompagner la réflexion personnelle ? La réponse n’est pas écrite dans les étoiles. Elle nous appartient. Je vous remercie d'avoir été attentifs à mo, cours. Des questions à me poser ? Je vous répondrais volontiers? Contactez-moi.   * * *  

Cours d'ouverture - La rupture

 Quand l’astronomie et l’astrologie cessèrent de parler le même langage Etablissement de l’Académie des sciences et fondation de l’Observatoire (22 décembre 1666)    En 1656 disparut le dernier astrologue d’État, Morin de Villefranche, professeur de mathématiques et d’astronomie au Collège royal (l’actuel Collège de France). En 1666, Colbert fonda l’Académie des Sciences et interdit l’enseignement de l’astrologie à la Sorbonne. L’astrologie se fit clandestine. Exclue du domaine de la raison, raillée par le siècle des Lumières, elle fut vouée à la magie, ou pire, au charlatanisme. De populaire, l’astrologie devint hermétique, initiatique. Raison pour laquelle elle se trouva mêlée à la pensée ésotérique au sein des sociétés secrètes en pleine expansion au 18e siècle, notamment la franc-maçonnerie et les rose-croix.      L’astronomie progressa : Newton inventa le télescope, William Herschel (1738-1822) découvrit Uranus et mit en évidence l’existence de no...

Cours d'ouverture - Moyen Âge et Renaissance : L’âge d'or de l'astrologie

  Quand le ciel soignait les corps et éclairait les destinées Homme zodiacal di XVe siècle La disparition de l’Empire romain d’Occident n’entraîna pas celle de l’astrologie. Une partie de l’héritage antique survécut en Europe chrétienne, tandis que de nombreux écrits grecs furent traduits, commentés et enrichis par les savants du monde arabo-musulman. À partir du XIIe siècle, ces connaissances retrouvèrent le chemin de l’Occident, notamment par l’Espagne. Peu à peu, l’astrologie pénétra dans les universités européennes. Elle voyageait alors en compagnie de l’astronomie, des mathématiques, de la philosophie et de la médecine. À la fin du Moyen Âge, un médecin cultivé devait donc savoir observer le ciel aussi bien qu’examiner son malade. Au début du XVIe siècle, les manuels d’astrologie médicale étaient utilisés aussi bien par des médecins formés à l’université que par des chirurgiens et des praticiens moins savants.  Le corps humain apparaissait comme un univers en miniature. L...

Cours d'ouverture - En Grèce et à Rome

  Des présages de Babylone à l’harmonie des sphères grecques Le système géocentrique de Claude Ptolémée : la Terre immobile occupe le centre du cosmos, entourée des sphères planétaires et du zodiaque. Gravure d’Andreas Cellarius, Harmonia Macrocosmica, 1660. À partir de l’époque hellénistique, les Grecs recueillirent une partie des connaissances astronomiques et astrologiques venues de Babylonie. Cette transmission ne se fit pas en une seule fois, mais résulta d’échanges progressifs entre les traditions mésopotamienne, grecque et égyptienne. Les Grecs associèrent les planètes aux divinités de leur propre panthéon et intégrèrent l’astrologie à leur conception philosophique et mathématique de l’univers. Certaines techniques de l’astrologie gréco-romaine sont d’ailleurs attestées sur des tablettes babyloniennes. Pythagore et ses disciples établirent une relation entre les nombres, la longueur des cordes et les intervalles musicaux. Si les sons harmonieux obéissaient à des proportions ...

Cours d'ouverture - En Mésopotamie

 Quand Babylone avait la tête dans les étoiles Comment des prêtres scrutant la Lune inventèrent le calendrier, le zodiaque et quelques inquiétudes célestes. Le Metropolitan Museum of Art conserve une tablette séleucide consacrée aux calculs relatifs à la Lune, provenant probablement de Babylone. L’astrologie occidentale plonge ses racines dans la Mésopotamie antique, entre le Tigre et l’Euphrate, principalement sur le territoire de l’Irak actuel. Si quelques présages célestes sont attestés dès le IIIe millénaire avant notre ère, l’astrologie mésopotamienne constituée se développe surtout à partir du IIe millénaire avant notre ère. Les premiers textes proprement astrologiques datent de la période paléo-babylonienne.  Le Croissant fertile vit naître plusieurs civilisations, parmi lesquelles les civilisations sumérienne, assyrienne et babylonienne. Elles développèrent des techniques d’irrigation ainsi que des connaissances mathématiques et astronomiques très avancées. Certains sa...

Cours d’ouverture d’une prof d’astrologie à la Sorbonne nouvelle

 Naissance et évolution de l'astrologie Plan du cours  Introduction Qu'est-ce que l'astrologie ? Pourquoi s'intéresser à son histoire ? Une discipline au carrefour de l'observation du ciel, de la religion et de la philosophie. I. La naissance de l'astrologie en Mésopotamie 1. Le Croissant fertile et les premières observations du ciel Babylone et les ziggourats Astronomes, prêtres et astrologues 2. Le ciel au service de la société Calendrier agricole Gestion du royaume et fiscalité Naissance du mois et de la semaine 3. Du calendrier aux premiers présages Le Livre d'Enoch Observation du climat et des phénomènes naturels Les premières corrélations entre ciel et événements terrestres 4. L'invention du zodiaque Les constellations chaldéennes L'écliptique De 18 à 12 constellations 5. Des prévisions météorologiques aux horoscopes Premières prédictions collectives Premiers horoscopes individuels Diffusion de l'astrologie hors de la Chaldée « En quelques ...